PALEVOPRIM
UMR 7262 CNRS & UP

Laboratoire Paléontologie
Evolution Paléoécosystèmes
Paléoprimatologie
Université de Poitiers

Nos articles de vulgarisation

Public et Médias

2021. Microscoop n° 84, p 4-5

Le rhassoul, une argile unique au monde

Mouloud BENAMMI

Ses multiples vertus et usages font du rhassoul, une argile naturelle remarquable exportée dans le monde entier. L’origine, la composition et l’âge de son gisement ont toutefois fait l’objet de nombreuses recherches.

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2021. Nouveaux Mondes

Afrique subsaharienne : un continent d’histoires

Le berceau de l’humanité ?

Jean-Renaud BOISSERIE

Depuis la découverte de Lucy en 1974, l’Ethiopie fait le bonheur des paléontologues. C’est que le Grand rift, véritable bibliothèque de l’humanité, recèle les plus complètes archives de notre évolution.

2020. Microscoop n° 81, 8-9

Le cerf rusa, un cervidé à la dent dure

Emilie BERLIOZ

La prolifération de ce petit cervidé en Nouvelle-Calédonie a engendré une destruction catastrophique et rapide des habitats naturels. Une approche développée pour les besoins de la paléontologie apporte un nouveau regard sur cette espèce invasive, pour une meilleure gestion.

Malgré des dégradations observées dès les années 1880, le manque de connaissances sur son écologie, ainsi que son rôle culturel central pour les calédoniens ne favorisent pas sa gestion. Une étude a été financée par l’Agence Rurale et gérée par le CNRS dans le cadre d’un contrat postdoctoral à PALEVOPRIM* pour mieux connaître cette espèce afin de mieux la gérer.

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2019. CNS-Cherche Midi, 14-15 / Préface de Titouan Lamazou / Sous la direction de Nicolas Arnaud et Stéphanie Thiébault

L’Atlas des nouveaux mondes

L’histoire de l’humanité à ciel ouvert

Jean-Renaud BOISSERIE  & Anne DELAGNES

Un site des confins de l’Ethiopie, du Kenya et du Soudan du Sud permet de documenter l’histoire ancienne de l’humanité et de porter un regard neuf sur les mondes disparus qui nous ont fait naître : il s’agit de la formation géologique de Shungura.

2019. The Conversation

Anthropocène : l’humanité mérite-t-elle une époque à son nom ?

Jean-Renaud BOISSERIE

En mai 2019, les médias ont annoncé la validation par des scientifiques de notre entrée dans l’anthropocène, une nouvelle « ère » géologique baptisée au nom de l’humanité, mais pas vraiment en son honneur. Il s’agit en effet de marquer un changement fondamental des rapports entre notre planète et nous, les humains étant devenus une force géologique qui dénature la biosphère de manière irréversible.

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2019. L’actualité Nouvelle-Aquitaine n° 125, 145 (rubrique « 7 millions d’années de réflexion)

Je pense, donc je suis… un animal

Jean-Renaud BOISSERIE

Il y a peu, un ancien ministre affirmait publiquement ne pas pouvoir considérer les animaux comme nos frères car ils n’ont ni bibliothèques, ni écoles, ni histoire politique et culturelle. Au pays de Descartes, c’est monnaie courante, car la philosophie cartésienne identifie les animaux non-humains à des machines certes complexes, mais dénuées d’esprit. Dans un contexte évolutionnaire, l’humanité se distinguerait donc de la plèbe animale par son remarquable intellect né d’une hypertrophie cérébrale que tout le reste de la biodiversité nous envierait si elle le pouvait. En 1964, à l’occasion de la découverte d’Homo habilis et des plus anciens outils en pierre alors datés de 1,8 million d’années (Ma), des chercheurs se sont risqués à définir officiellement la capacité crânienne séparant l’humain de la bête : 600 cm3. Certes, c’est bien moins que nous (en moyenne 1 450 cm3), mais toujours plus que les chimpanzés et que les australopithèques (ouf !). Environ 200 ml de cervelle supplémentaire auraient donc permis au plus ancien représentant du genre Homo de savoir quoi faire de ses dix doigts.

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2018. L’actualité Nouvelle-Aquitaine n° 124, 11 (rubrique « 7 millions d’années de réflexion)

Marylin, vous et moi, c’est de la biodiversité

Jean-Renaud BOISSERIE

Le métro file sous le bitume de Manhattan, la robe blanche plissée s’envole… et Marilyn Monroe entre dans la légende d’Hollywood. Toute à son œuvre de mythification, la caméra de Wilder révélait également la marque incontournable – et pourtant bien plus prosaïque – d’un autre star-system. Comme Lucy († 3,2 Ma1), Ardi († 4,4 Ma) et Little Foot († 3,7 Ma), Marilyn († 1962) était incontestablement bipède ! Elle a hérité de ce mode de locomotion habituel d’un continuum évolutif que la paléontologie retrace jusqu’à au moins 7 millions d’années : celui de l’humanité. Cette séquence d’espèces est issue d’un ancêtre partagé avec les chimpanzés et les bonobos, la “chimpanzité” étant en somme la sœur de l’humanité. Ceci implique que Marilyn et tous les autres Homo sapiens sont des primates hominoïdes et font donc partie du tissu vivant de notre planète, formé de millions d’espèces liées par une formidable imbrication de relations écologiques et une origine commune. Bref, Homo sapiens (Marilyn, vous et moi), c’est de la biodiversité.

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2019. Curieux ! (site d’information qui s’insère dans notre quotidien pour démêler le vrai du faux et aiguiser la curiosité) (publié par Marianne Peyri)

Les dinosaures ont-ils vraiment disparu ?

Xavier VALENTIN

Lors d’une balade en forêt, il suffit de tendre l’oreille pour les entendre et lever les yeux vers le ciel pour les voir. Oui, des descendants des dinosaures ont bel et bien survécu et nichent dans nos arbres.

C’était il y a quatre ans à peine, à quelques battements d’ailes de chez nous, à Jaunay-Marigny dans la Vienne. Une équipe de paléontologues de Poitiers, mandatée pour fouiller les entrailles du futur tracé de la LGV, avait trouvé cette pépite : un fossile daté de 98 millions d’années. Des plumes de dinosaures de type Velociraptor !

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2019. Echosciences Nouvelle Aquitaine

A la découverte de l’exposition « Tous Humains. »

John (Paléo-J)

Le 22 janvier 2019, j’ai pu visiter l’exposition « Tous Humains. » présentée à l’Espace Mendès France situé à Poitiers. Elle propose un parcours avec des supports variés et des activités ludiques, qui s’appuient sur les découvertes les plus récentes dans différents domaines : la génétique, la biologie, l’Histoire, l’archéologie ou la paléontologie. Portant le message :  » Notre origine est unique, notre diversité est infinie » qui fait l’éloge de la diversité de l’humanité tout en rappelant que nous partageons une histoire commune; cette exposition vous invite à découvrir notre espèce comme vous ne l’avez jamais vu, loin des clichés et des idées reçues.

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2018. Microscoop hors-série, 30-31

Peau neuve pour les vieux os

Jean-Renaud BOISSERIE

Le laboratoire PALEVOPRIM se définit lui-même comme une “petite” unité mixte de recherche mono-équipe très active à l’international. Ce profil qui pourrait être atypique est idéal pour son cœur de métier qu’est la paléontologie, une discipline de recherche fondamentale résolument transdisciplinaire.

Pour faire parler les fossiles et les strates qui les contiennent, la paléontologie d’aujourd’hui intègre de façon inédite un large éventail de concepts et d’approches propres aux sciences de la terre, de l’évolution et de l’environnement, ainsi que des innovations méthodologiques issues de la physique, de la chimie et des sciences de l’information.

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2018. L’actualité Nouvelle-Aquitaine n° 119, 5

Bannir le mot race de l’humanité

Interview par J.-L. TERRADILLOS

2018. Archéologia n° 563, 34-43

L’Ethiopie au regard de la paléontologie et de l’archéologie

Jean-Renaud BOISSERIE

Parfois savamment entretenus par les Occidentaux comme par les Ethiopiens eux-même, à la faveur de voyagistes pressés, mythes et clichés erronés nimbes depuis longtemps l’histoire éthiopienne.

Pourtant, à la lumière des récents travaux des archéologues et des paléontologues, la véritable Ethiopie se dévoile, marquée au Moyen Âge par la diversité de ses cultures et par une exceptionnelle richesse paléontologique et préhistorique, qui ne peut se mesurer aujourd’hui qu’au regard de l’ensemble du continent africain.

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2017. Nature 456, 462 

Teeth tell tale of hippo’s quick spread across Africa

T. WATSON

Fossils from ancient hippo ancestor suggest that grass helped the animals to conquer a continent.

Quick, huge and deadly, the common hippo is the king of Africa’s rivers. Now fossils suggest that hippos assumed power swiftly and that changes in vegetation helped to propel their rise.

An analysis of hippo teeth excavated at an Ethiopian fossil site suggests that the hippo went from bit player to boss of the waterways in less than 1.5 million years1. Earlier research had established that hippos exploded in abundance and diversity at some point in their history, but how long this ‘hippopotamine event’ took and when it happened was unknown.

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2017. Les collections de l’Histoire n° 74, 10-12

Le berceau de l’humanité ?

Jean-Renaud BOISSERIE

Depuis la découverte de Lucy en 1974, l’Éthiopie fait le bonheur des paléontologues. C’est que le Grand Rift, véritable bibliothèque de l’humanité, recèle les plus complètes archives de notre évolution.

Novembre 1974 : la révolution éthiopienne bat son plein et le « roi des rois » Hailé Sélassié est destitué depuis peu. Mais comme souvent lors des grands événements de l’histoire, il ne se passe pas grand-chose. Dans l’attente du prochain soubresaut, l’armée des correspondants internationaux installée à Addis-Abeba est désoeuvrée. Elle se jette donc sur une équipe de chercheurs qui, depuis l’Afar, annonce une découverte exceptionnelle : quelques fragiles ossements exhumés dans le site paléontologique de Hadar bénéficient alors d’un écho médiatique sans précédent.

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2017. Dossiers d’Archéologie n° 379, 20-27

La vallée de l’Omo. Un laboratoire naturel pour comprendre l’évolution humaine

Jean-Renaud BOISSERIE

2017. Dossiers d’Archéologie n° 379, 12-13

À la recherche des temps perdus. Deux siècles d’archéologie éthiopienne

Jean-Renaud BOISSERIE

2015. Microscoop hors-série, 24-25

Des brebis limousines aux antilopes fossiles de l’Omo

Gildas MERCERON

L’identification du régime alimentaire d’une espèce animale est essentielle pour appréhender son mode de vie. La plupart des organes internes et le contenu stomacal sont très rarement préservés dans le registre fossile. Ce sont donc les dents, premiers éléments du système digestif qui renseignent l’alimentation de l’espèce disparue.

La morphologie externe et la structure interne particulièrement bien conservées des dents (grâce à une très forte minéralisation des tissus), constituent des indicateurs de ce qu’un animal consommait. Chez les ruminants, les différentes hauteurs de couronne des molaires trahissent des préférences alimentaires contrastées. Les interprétations fonctionnelles des caractères dentaires ont d’importantes implications. En effet, sur la base de catégorisations alimentaires, les paléontologues reconstituent les environnements du passé, tout particulièrement pour les mammifères herbivores (à la base de la chaîne alimentaire).

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2015. Microscoop 72, 14-15

L’hippopotame, l’Afrique et la baleine

Jean-Renaud BOISSERIE

Entre une baleine bleue et un hippopotame, à priori, il n’y a pas beaucoup de points communs, si ce n’est une certaine tendance à l’alopécie et un goût prononcé pour la baignade. Et pourtant, depuis les années 90, les données moléculaires sont formelles : les hippopotames sont les plus proches parents actuels des cétacés. Autrement dit, tout comme les humains et les chimpanzés, ils ont en commun un ancêtre qu’ils ne partagent avec aucun autre animal.

Mais la génétique ne nous dit rien de ce qui s’est passé entre cet ancêtre et ses descendants ; seule la paléontologie peut décrire l’évolution qui a eu lieu. Ainsi, à partir de 2001, la découverte de cétacés quadrupèdes datés de 50 millions d’années a permis de valider une relation de parenté avec le groupe élargi auquel appartiennent les hippopotames, les ruminants, les cochons, les pécaris et les dromadaires.

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2015. L’actualité Poitou-Charentes n° 108, 4-5

Le plus court chemin de l’hippopotame à la baleine

Interview par J.-L. TERRADILLOS

2015. Un œil sur la corne

L’occupation Oldowayenne de la Formation de Shungura

Article par T. Maurin, français et anglais

D’une datation antérieure à 2 Millions d’années (Ma), seuls cinq sites archéologiques au monde apportent des informations sur les premiers outils de pierre taillée. Ces sites du début de l’Oldowayen se situent tous dans la vallée du grand rift est-africain. Parmi ces sites, celui de la formation de Shungura, situé dans la basse vallée de l’Omo (Éthiopie), présente un intérêt tout particulier en raison de son exceptionnelle richesse en occurrences archéologiques. Tiphaine Maurin, doctorante en archéologie au laboratoire PACEA (UMR 5199, Bordeaux) et membre de l’Omo Group Research Expedition, projet dirigé par Jean-Renaud BOISSERIE (IPHEP, UMR 7262, Poitiers) et soutenu par le CFEE, étudie les traces les plus anciennes de l’occupation de cette formation par les hominines.

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2015. Un œil sur la corne

L’occupation Oldowayenne de la Formation de Shungura

Interview, français et anglais

Entretien avec Jean-Renaud BOISSERIE, paléontologue au CNRS, à l’IPHEP (Poitiers) et chef de l’Omo Group Research Expedition, mission soutenue par le CFEE.

Jean-Renaud BOISSERIE est le principal conseiller scientifique de la nouvelle exposition de paléontologie et de préhistoire du Musée national d’Éthiopie. Il évoque son expérience de recherche et de coopération scientifique en Éthiopie, et la nécessité de la diffusion des connaissances dans ce pays dans lequel il travaille depuis plus de 15 ans.

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2012. Microscoop 66, 20-23

La vallée de l’Omo : mémoire de 2,5 millions d’années d’évolution humaine

Jean-Renaud BOISSERIE

Une forte coopération scientifique unit équipes françaises et institutions éthiopiennes depuis la fin des années 90. Elle a conduit des sites paléontologiques et archéologiques d’exception, classés au patrimoine mondial par l’UNESCO, à redevenir une source incontournable de données sur notre histoire lointaine.

L’Éthiopie n’est pas un pays avare en découvertes fameuses sur l’évolution humaine : Lucy, un temps doyenne de l’humanité, se retrouve aujourd’hui flanquée d’Ardi, le squelette d’hominidé le plus ancien au monde (4,4 millions d’années), de Selam, un bébé australopithèque de 3,4 millions d’années, ainsi que de quelques autres. Mais le pays a d’autres trésors pour aider à cerner les facteurs de l’évolution humaine.

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2011. La Recherche 450, 52-55

Les ancêtres des hippopotames

Jean-Renaud BOISSERIE

Vieille énigme de la paléontologie, l’origine des hippopotames s’éclaircit : une nouvelle analyse de fossiles a montré qu’ils ont pour ancêtres les anthracothères, mammifères préhistoriques, cousins des baleines, des dauphins et des cachalots.

Depuis deux siècles, les naturalistes débattent de l’origine de l’hippopotame. Depuis deux siècles, ils peinent à comprendre d’où lui viennent les bizarreries de son anatomie.

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2009. Science Careers, rubrique du journal Science (10.1126/science.caredit.a0900155)

Breakthrough of the Year: A Tale of Two Paleontologists

E. PAIN

In the 2 October issue of Science, an international and multidisciplinary team co-led by Tim White of the University of California, Berkeley, unveiled the oldest known skeleton of a potential human ancestor as well as information about its living environment. Found in the Middle Awash in the Afar region in Ethiopia, the 4.4-million-year-old skeleton became known as Ardipithecus ramidus, or Ardi for short.

The discovery of the fossils was reported in 1994, but it was 15 years before the team presented its results to the world in 11 research papers.

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2005. Scientific American 292 3, 24-25

Rooting the River Horse

K. WONG

It might look docile lolling among the water lilies, but bad-tempered and surprisingly swift on terra firma, the hippopotamus has a deservedly fearsome public image in its African homeland. It also has a formidable reputation among evolutionary biologists: the beast has defied attempts to pinpoint its origin for nearly two centuries. To that end, recent findings may finally put the hippo in its place.

With its gaping maw, hairless body and eyes that sit high on its head, the semiaquatic hippo is one of the most distinctive members of Africa’s mammalian menagerie.

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2005. Nature 433, 474

Hippo relations

M. HOPKIN

A morphological analysis has helped to fill a large gap in the evolutionary story of the hippopotamus. The discovery also brings researchers a step nearer to closing the book on a debate that has lasted more than 150 years.

Taxonomists had suggested that the nearest living relatives of hippos are pigs. But genetic analyses indicated that hippos are more closely related to cetaceans (whales, dolphins and the like). Jean-Renaud Boisserie et al. now report that hippos are the only surviving members of a group of animals known as anthracotheres — and that the anthracotheres are the sister group of the cetaceans.

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2021-07-20T15:13:11+00:00

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